Re-

Month: November, 2013

# ARCHIPELAGO /// LAST HOURS OF THE CROWDFUNDING CAMPAIGN

Advertisements

Shana Moulton and Lucy Stein. Polventon.

polventon
Polventon
A new collaborative video by Shana Moulton and Lucy Stein
2013

http://mapmagazine.co.uk/9683/polventon/

Ištvan Išt Huzjan. OD TU DO TU.

01 Istvan Ist Huzjan From hereIštvan Išt Huzjan, From here, 2005
Ricou Gallery

Ištvan Išt Huzjan. You and Me, We and You
Ricou Gallery
Rue Souveraine 54 Opperstraat
1050 Bruxelles
http://www.ricougallery.com
Du 7 novembre au 21 décembre 2013
Vernissage le 6 novembre 2013

OHO and The Korean Avant-Garde Association
Editions MER. Paper Kunsthalle
http://www.merpaperkunsthalle.org/
Lancement du livre à l’occasion de l’exposition à la galerie Ricou

En 1970, le groupe d’artistes slovènes OHO (1966-1971) fut invité à participer à l’exposition Information organisée par Kynaston McShine au MOMA de New-York. Les quatre membres du groupe – deux à New York, deux autres à Ljubljana, « ont regardé simultanément le soleil et laissé tomber une allumette à 10 cm haut-dessus d’une feuille de papier »1, puis marqué sa position. L’œuvre produite combinait l’ensemble des résultats obtenus. Ce protocole visait à enregistrer la dimension tangible, bien que quasi imperceptible, des liens qui unissaient les membres du groupe dans l’espace et dans le temps. Plus tard, David Nez, l’un des membres du groupe, entrepris de documenter un voyage entre Ljubljana et Washington par le dessin. Il posa un crayon sur une feuille de papier et enregistra les vibrations occasionnées par ce périple sur son corps.
Le travail d’Ištvan Išt Huzjan (né en 1981 à Ljubljana, en Slovénie) s’inscrit par maints aspects dans cette lignée : il explore, expérimente et enregistre la persistance et la circulation de phénomènes, de structures et de rencontres. Ištvan Išt Huzjan expose, en particulier, le caractère rémanent mais aussi nomade de l’art conceptuel.
Pour parler de son travail, Ištvan Išt Huzjan montre non seulement ses propres œuvres, mais aussi des cartes. L’artiste prépare et archive ses projets en traçant des lignes dans Google Maps. Son plus ancien souvenir d’enfance : les chaussures de marche de son père.

En 2012, à l’occasion de la FIAC à Paris, Ištvan Išt Huzjan convia les visiteurs à une promenade en taxi au cours de laquelle un acteur leur racontait « son » histoire, celle de Josko Hozjan, né en 1921 et décédé en 1997, arrivé en 1938 de Yougoslavie à la recherche d’une vie meilleure. Cette proposition ne relevait pas tant d’un reenactment –  du fait de faire resurgir, dans le présent, un événement du passé – que du fait de souligner, aujourd’hui, la persistance d’une histoire considérée peut-être trop hâtivement comme révolue, au travers d’un déplacement non seulement temporel, mais aussi spatial. En effet, il s’agissait également de révéler le caractère géographique de cette survivance, au travers de l’évocation du déplacement du migrant, mais aussi d’un déplacement « touristique » des visiteurs de la FIAC dans les rues et les monuments historiques de Paris.
Le caractère rémanent de l’histoire, sa capacité à émerger dans d’autres contextes, représente le cœur de la pratique d’Ištvan Išt Huzjan. Cette rémanence de l’histoire collective se trouve, à chaque fois, redoublée d’une histoire plus personnelle ou singulière. En 2012, l’artiste a exploré les œuvres d’art de la fin des années 1960 et du début des années 1970 dans les archives nationales de Séoul (Corée), en s’appuyant sur le protocole suivant : ne choisir que des œuvres qu’il avait la sensation d’avoir déjà vues avant, ailleurs, dans les archives du groupe OHO conservées à la Moderna galerija de Ljubljana. Cette recherche vient de donner naissance à un livre, OHO and The Korean Avant-Garde Association, qui révèle, via la mémoire subjective de l’artiste, la persistance et la dissémination de formes artistiques a priori étrangères les unes aux autres à une époque donnée.
La même année, Ištvan Išt Huzjan participe à un événement qui se propose de réactiver l’histoire de l’art conceptuel européen et celle de ses déplacements au travers d’une exposition de groupe organisée en 1989 dans un train voyageant entre Paris et Zagreb, Simplon Express 2. Il s’agissait, cette fois, d’effectuer le voyage en sens inverse, de Zagreb vers Paris. La proposition d’Ištvan Išt Huzjan consista à documenter son parcours dans la soute à bagages d’un autocar allant de Ljubljana à Venise, reprenant ainsi la place de ceux qui, avant 2007, c’est-à-dire avant l’entrée de la Slovénie dans l’espace Schengen, se trouvaient contraints de migrer ainsi 3. De même, Migration of the european beech (2012) se fait l’écho métaphorique, via une étude des processus de déplacement du hêtre depuis la Slovénie vers la Belgique pendant et après l’époque glaciaire, de l’arrivée de nombreux travailleurs slovènes en Belgique dans les années 1920.
Ištvan Išt Huzjan nous rappelle que le nomadisme est aussi inséparable de la condition d’artiste : il se présente lui-même comme « un jeune artiste se déplaçant en Europe à la recherche de possibilités pour créer » 4, et se souvient que la richesse des collections d’art Renaissance des musées de Ljubljana s’explique en grande partie par les déplacements des artistes entre les Flandres et l’Italie, via la Slovénie.

Ištvan Išt Huzjan s’intéresse aux processus de transition en tant que phénomènes historiques, mais aussi et surtout à la manière dont ces phénomènes s’inscrivent sur le territoire et exercent une influence décisive sur les déplacements. Comme l’écrit Edward W. Soja dans Seeking spatial justice : « les géographies dans lesquelles nous vivons (…) ne sont pas qu’un arrière-plan inerte ni une scène neutre accueillant le théâtre humain, elles sont envahies de forces matérielles et imaginaires qui affectent les événements et les expériences, des forces qui peuvent nous nuire mais aussi nous soutenir dans presque tout ce que nous entreprenons, individuellement et collectivement. » 5 Et puisque ces géographies impliquent aussi les corps, il s’agit toujours de se rendre soi-même sur les lieux.
Revisiting the 1st meter square (2009-2011) prend pour point de départ une donnée subjective : un carré de terre d’un mètre carré, de la dimension du bac à sable d’enfance de l’artiste – son « premier atelier » 6. Ištvan Išt Huzjan a tracé sur la carte une ligne entre Amsterdam (où se trouvait alors son atelier) et Ljubljana, puis cherché, tous les 100 kilomètres le long de cette ligne, une parcelle d’un mètre carré à partager à titre temporaire avec son propriétaire. Un contrat fut signé pour chaque emplacement, dans le but d’évaluer, dans chaque pays rencontré, le degré de confiance entre les signataires, d’après des critères à la fois objectifs (les lois propres à chaque pays membre de l’espace Schengen) et subjectifs (la « valeur » de la rencontre avec chaque propriétaire). On retrouve cette question de la valeur des échanges au travers d’un déplacement géographique dans The Book of exchange : Ištvan Išt Huzjan a voyagé entre la Corée et la Slovénie avec au départ dix euros en poche, qu’il a changé ensuite dans la monnaie nationale de chaque pays traversé. Le fait de traverser physiquement ces frontières avait aboutit à une perte de 82,5% de la valeur monétaire d’origine.
L’été dernier, à l’occasion de la Triennale d’art contemporain en Slovénie 7, Ištvan Išt Huzjan s’est entouré d’artistes, curateurs et amis pour entreprendre une marche de plusieurs jours le long d’un ancien chemin de treck reliant la Slovénie et la Croatie (E6-YU, 2013) 8. Ce chemin autrefois célèbre avait cessé d’exister dans les années 1990 après l’éclatement de la Yougoslavie et la subséquente création d’une frontière entre les deux pays. A quelques jours de la réouverture de cette frontière du fait de l’entrée de la Croatie dans l’espace Schengen, Ištvan Išt Huzjan a entrepris de réactiver collectivement ce périple, afin d’en éprouver l’actualité.

Ištvan Išt Huzjan procède toujours par une mise en commun. Cette dimension se retrouve dans son travail que l’on pourrait qualifier « d’atelier » – de peinture, de sculpture, ou d’installation. A l’heure où nous écrivons, Ištvan Išt Huzjan envisage de présenter une partie de son travail d’atelier récent à l’occasion de sa prochaine exposition à la galerie Sébastien Ricou à Bruxelles. L’exposition, intitulée You and Me, We and You, explorera la question de la relation, et notamment de la relation amoureuse. Elle donnera lieu au lancement de son livre OHO and The Korean Avant-Garde Association. Afin de procéder, une fois de plus, à une mise en commun, Ištvan invitera aussi d’autres artistes – des artistes qui travaillent en couple ou en duos – pour un programme de performances.
Dernièrement, Ištvan Išt Huzjan s’est associé à Bruxelles avec Thibaut Espiau et Grégoire Motte, non pas pour produire un travail artistique en commun, mais parce qu’il souhaitait fonder un « groupe ». Ce groupe, appelé Artists Club 9, invite régulièrement des artistes à exposer dans un coffre-fort subsistant dans l’ancienne chambre forte d’un bijoutier. Une occasion, là encore, de tester la valeur des échanges dans un espace géographique donné.

1 « OD TU DO TU » signifie en anglais « From Here to There ». C’est le titre d’une  performance d’Ištvan Išt Huzjan.
2 Lucy R. Lippard, Six Years. The Dematerialization of the Art Object from 1966 to 1972, University of California Press, 1973, p. 153.
Traduction de l’auteur.
3 Au lendemain de la chute du Mur de Berlin, divers artistes comme Daniel Buren, Christian Boltanski, Alain Fleischer, Goran Trbuljak, Sarkis, Bálint Szombathy, ont participé à ce projet.
4 Entre 2001 et 2005, en tant qu’étudiant à l’Academia di bella arti de Venise, Ištvan Išt Huzjan avait maintes fois effectué ce trajet en car entre les deux villes.
5 Ištvan Išt Huzjan, artist statement.
6 Edward W. Soja, Seeking spatial justice, University of Minnesota Press, 2010, p. 19. Traduction de l’auteur.
7 Rencontre avec l’artiste, Bruxelles, le 2 septembre 2013.
8 Résilience, 7ème Triennale d’art contemporain en Slovénie, commissariat Nataša Petrešin-Bachelez, 20 juin – 29 septembre 2013.
9 Artists Club, rue du Houblon 63, 1000 Bruxelles, http://artistsclubcoffrefort.com/

Cet article est paru sous une forme abrégée dans la revue L’Art même, n° 60, Bruxelles, 4e trim. 2013, p. 22.

Jean-Philippe Convert. Le Livre des employés.

SONY DSC

224
(…) Il lui parla d’un livre qu’il était en train d’écrire, composé pour partie de citations autrefois notées : une sorte d’anthologie fictionnelle de sa mémoire. 1

Jean-Philippe s’intéresse à l’histoire, à toutes les histoires. Son travail de plasticien consiste à collecter ces histoires, à les combiner, et à les transmettre sous la forme de vidéos, de performances, de dessins, d’installations ou de textes. Il vient de publier Le Livre des employés aux éditions éléments de langage, un ouvrage qui trace, tout en variations, les contours d’une mémoire tissée de références littéraires et philosophiques, d’histoire de l’art, d’histoire tout court, mais aussi de faits divers et d’éléments autobiographiques. Ce texte représente une sorte de bibliothèque imaginaire, à l’image d’une mémoire qui procède par citations, reprises, déplacements et effacements.

Un « contrat » avec des « employés »
Dès l’incipit, Jean-Philippe Convert énonce ceci : l’objet de son livre est celui d’un art de la mémoire basé sur un contrat « conclu de manière unilatérale » avec les « faits gestes et paroles » de « personnes » rencontrées par l’auteur au cours de sa vie. Ces « personnes » sont désignées comme « les employés de (s)a mémoire » 2. Afin de « les délier de leur filiation », d’en faire des « orphelins de l’histoire » 3,  Jean-Philippe Convert a choisi de les désigner par leurs seuls prénoms. En fin d’ouvrage, une double page propose une liste, titrée « Les employés », qui révèle leur véritable identité : classés par ordre d’apparition dans le texte, on trouve des artistes (Marcel Broodthaers, Yves Klein, Dieter Rot…), des écrivains (Julien Gracq, James Joyce, Virginia Woolf…), des philosophes (Nietzsche, La Mettrie…) et des mystiques (Benoît-Joseph Labre), des personnages historiques (Karl Liebknecht et Rosa Luxembourg, Charlotte Corday…), mais aussi des sportifs (Nicolas Anelka…), des quidams repérés par l’auteur dans les journaux, certains proches ou amis, et des personnages fictifs.
Jean-Philippe Convert a travaillé quelques années comme employé au sein d’une administration en tant que secrétaire de rédaction. Cette occupation, qui lui laissait « beaucoup de temps libre », lui a permis de « lire à peu près tout ce qui (lui) passait sous les yeux », depuis le « rapport annuel de la Banque nationale de Belgique jusqu’aux Provinciales de Pascal » 4. Il notait alors ses impressions de lecture, prélevait des citations, découpait des articles de journaux, et les rassemblait dans des carnets.
Ces carnets constituent la matière première de son livre. A la manière d’un copiste, et selon un processus qui n’est pas sans rappeler la réécriture pratiquée par le poète surréaliste Paul Nougé 5, Jean-Philippe Convert a rassemblé ces fragments en procédant par citations explicites, mais aussi par reprises, collages, détournements, références et allusions.

SONY DSC

Un ars memoriae sous la forme d’une « révolution »
Convert a donné à son livre la forme d’un almanach, en s’inspirant du Livre de l’Ami et de l’Aimé 6, composé de 365 versets, écrit au XIIIème siècle par le philosophe et théologien catalan Raymond Lulle. Convert a repris « cette idée d’un livre en autant de fragments qu’il y a de jours dans l’année, le temps d’une révolution terrestre », mais en s’appuyant cette fois sur « des notes de lecture prises par un employé de bureau. » 7 Ici, chaque section est constituée de faits réels ou fictionnels, de cheminements intellectuels, d’anecdotes, de maximes et d’aphorismes, dont le déroulement se révèle parfois sur plusieurs sections, successives ou non, qui réapparaissent ou disparaissent à jamais, selon divers jeux de renvois et de mises en abîme. Le lecteur est invité à tracer son propre parcours, ses propres cheminements et variations.
On sait par ailleurs que ce même Raymond Lulle a travaillé à l’élaboration d’un ars memoriae, un art de la mémoire visant à déchiffrer l’univers de manière systématique grâce à une série de diagrammes circulaires s’emboîtant les uns dans les autres. Mises en mouvement, ces séries de cercles concentriques permettaient d’élaborer sans cesse de nouvelles configurations et d’aboutir à la contemplation de la vérité divine. De la même manière, dans le livre de Jean-Philippe Convert, rien n’est entièrement inventé, mais tout est potentiellement reconfiguré – dans un univers néanmoins délesté de l’entendement divin. Ainsi, par exemple, divers cheminements nous entraînent de Marcel (Marien) à Marcel (Broodthaers) et à Marcel ou Marcelle (Duchamp), ou encore à Marcel comme double générique de l’artiste.
Mais aussi, l’ouvrage de Jean-Philippe Convert n’est pas sans évoquer un texte d’une nature toute autre que celui de Raymond Lulle : La Société du Spectacle de Guy Debord 8, dont la forme est subdivisée en 221 « thèses », et qui procède également par clins d’oeils, reprises et citations non explicitées, notamment de Hegel et de Marx.

Le Livre des employés 46

Une écriture performative
Les échos avec le travail plastique de Jean-Philippe Convert sont nombreux, au-delà du musée imaginaire et subjectif qu’il dessine depuis Lygia Clark, Jiri Kovanda, en passant par Jef Geys. L’ouvrage est envisagé en lui-même comme un objet plastique : le choix de la forme de l’almanach et l’absence de pagination témoignent d’une volonté d’opérer un choix particulier dans la mise en espace du texte lui-même au sein de la page. La dimension plastique de l’ouvrage se trouve d’ailleurs redoublée par l’existence d’un site internet 9 qui vient éclairer et nourrir visuellement, par des images ou des vidéos, certaines sections du livre.
Jean-Philippe Convert a abordé la rédaction de cet ouvrage comme une performance en soi : au cours de l’écriture du livre, il s’est agi de ne jamais revenir en arrière. Ainsi, par exemple, on comprend que Convert a choisi de prendre un pseudonyme, mais que celui-ci a changé au fil du temps : chacun d’entre eux a été  conservé tel quel, témoignant ainsi de chaque étape dans l’écriture, et soulignant ainsi sa dimension processuelle.
En tant que performance, Jean-Philippe Convert envisage l’écriture comme une pratique discursive, dans laquelle divers éléments a priori hétérogènes sont amenés à dialoguer, voire s’entrechoquer. Cette pratique de la conversation constitue le coeur même de sa pratique performative. En 2007, lors d’une performance aux Halles de Schaerbeek, Convert distribuait et commentait des cartes sur lesquelles figuraient non pas des images mais des extraits de textes rassemblés d’après un fil conducteur unique : l’existence d’une mouche. Ce fil conducteur se retrouve, presque à l’identique, dans le livre.
Plus généralement, on peut émettre l’hypothèse, dans le travail de Jean-Philippe Convert, d’une recherche plastique qui vise à faire parler l’écriture – l’écriture devenant, en tant que performance, à la fois un événement et une rencontre.

La révolution opérée par l’ouvrage s’achève sur un clin d’oeil à l’ultime phrase supposément prononcée par John Maynard Keynes : « Je n’ai qu’un regret, celui de n’avoir pas bu plus de champagne ».

1 Citation extraite du Livre des employés.
2 Citations extraites de l’incipit du Livre des employés.
3 Entretien avec Jean-Philippe Convert, Bruxelles, le 17 juillet 2013.
4 Le Livre des employés : ovni ou olni ?, entretien de Jean-Philippe Convert avec Edith Soonckindt, le 10 décembre 2012. http://soonckindt.com/news-auteurs/le-livre-des-employes-ovni-ou-olni/
5 Paul Nougé fait partie des « employés de la mémoire » de Jean-Philippe Convert.
6 Le titre du livre de Jean-Philippe Convert est directement issu de celui de Raymond Lulle, qui fait également partie des « employés de (s)a mémoire ». Il est cité en 262.
7 Le Livre des employés : ovni ou olni ?, entretien de Jean-Philippe Convert avec Edith Soonckindt, op. cit.
8 Guy Debord étant aussi un « employé ».
9 http://le-livre-des-employes.tumblr.com/

SONY DSC

This text was published in L’Art même, 60, Brussels, Belgium, October 2013.

Jean-Philippe Convert, Le Livre des employés
éléments de langage, 158 pages, Bruxelles, 2013
N° ISBN: 978-2-9307 10-00-06
Prix de vente : 14 EUR
Pour commander le livre :
Librairie Tropismes, 11, Galerie des Princes, Bruxelles (http://www.tropismes.com/livres/le-livre-des-employes)
ou chez l’éditeur (http://www.elementsdelangage.eu/elementsdelangage/commandez_nos_livres.html)