Viriya Chotpanyavisut. Satellite.

by florence cheval

Viriya Chotpanyavisut, Satellite, 2011.

Je travaille avec un spectre lumineux qui associé à l’humidité subit une réfraction qui a pour effet une décoloration, d’un flou à courte distance, une distorsion des couleurs dans l’image. Cela permet un changement d’environnement. Nous passons d’un endroit à un autre, où apparaît soudain un arc en ciel, entre imaginaire et conscience. C’est un travail qui révèle la respiration de la lumière quand elle brille à travers le brouillard dans un rythme lent, proche du souffle. Cette série de prises de vue est un travail expérimental. J’ai fait ces images, en essayant d’enregistrer le moment où notre système de vision est agité par la lumière. Ces secondes capturées révèlent les choses qui existent devant nous mais auxquelles, d’habitude, nous ne prêtons pas attention. La lumière est une énorme énergie qui enveloppe ce monde. Mon intention est de capturer une sorte de lumière éclaircie, rendre visible ces ondes d’énergie en révèlent les petites particules à peine visibles à l’oeil nu, comme la poussière, la vapeur, le gaz et l’humidité. J’ai photographié comme si j’étais seul témoin d’un temps et d’un espace en suspens. J’ai essayé de témoigner de la constitution de l’espace dans le temps d’une pause pour tenter de voir des choses qui se cachent. C’est la rencontre entre l’environnement et les matières flottantes. Les substances en suspension dans l’air permettent l’intégration d’un instant de s’immerger avec la durée. Mes images permettent de stimuler et de refléter la beauté imparfaite, dans un état d’incomplétude, du monde.

Excerpt from the press release, Galerie de multiples, 2012